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21 juil. 2020

La piste du Circuit Paul Ricard se refait une beauté !

Dans le cadre de son processus d’entretien annuel, le Circuit Paul Ricard a entrepris des travaux de rénovation de la piste visant à améliorer encore son niveau de technologie et de performance, plus particulièrement en optimisant l’évacuation de l’eau en cas de pluie.

L’innovation s’inscrit clairement dans les gênes du Circuit Paul Ricard depuis cinquante ans. Avec 247 configurations de pistes possibles, et ses larges bandes bleues et rouges offrant des conditions de sécurité optimales, le Circuit Paul Ricard fait office de leader en la matière, et a même vu son procédé se décliner sur d’autres tracés dans le monde. Les fameux « run offs » deviendront même, fin 2020, une exigence réglementaire pour la création de nouveaux circuits et l’aménagement de certains dégagements accidentogènes.

 L’amélioration continue se place également au centre des préoccupations des équipes techniques qui ont conclu un partenariat avec celles de Colas, leader mondial de la construction et de l’entretien des infrastructures de transport. A cette collaboration déjà fructueuse depuis quelques années, s’est ajouté un autre coéquipier, la société italienne Dromo qui a apporté une dimension supplémentaire à la synergie engagée autour du travail sur la piste.

Après une analyse pointue avec un scanner laser 3D précis au millimètre, les ingénieurs de studio Dromo ont modélisé numériquement les écoulements d’eau et créé un design facilitant leur évacuation.

La phase analytique terminée, les équipes de Colas et celles du Circuit Paul Ricard ont procédé au rabotage de la piste sur une épaisseur de quatre centimètres. Grâce au positionnement GPS des raboteuses programmées par studio Dromo, les pentes qui le nécessitaient ont été ajustées. Les ingénieurs du studio de conception italien se sont également attelés aux vérifications du nivelage par un scan laser, puis la pose de l’enrobé a pu démarrer. L’amplitude thermique sur le plateau de Signes combinée au fort taux d’utilisation de la piste ont d’ailleurs nécessité l’élaboration d’une formulation secrète de cette matière. Leur travail s’est achevé par une nouvelle analyse afin de vérifier la conformité du résultat par rapport au cahier des charges.

En termes pratiques, l’ensemble des travaux n’a duré qu’une petite douzaine de jours pendant lesquels non moins de 50 000 m2 d’asphalte ont été resurfacés.

Le reprofilage permet d’optimiser l’évacuation de l’eau, limiter les coulées traversantes et éviter la stagnation. Il va certainement ravir les pilotes, ingénieurs en apportant de nouvelles sensations de conduite. Les stratégies promettent également d’être très intéressantes : sur tracé identique, les appuis changent avec un « grip » très homogène et moins d’usure sur les pneumatiques.